19.07.2008

Keep on rockin', boy

Petite activité musicale ces temps-ci. Du travail mais pas d'immenses résultats. Ca ne saurait tarder.En attendant, il m'a été donné de frayer avec ces demi-êtres humains qu'on appelle les adolescents. Si l'on excepte leur indolence, leur amour immodéré de la facilité, de la grasse matinée et de la branlette à pas d'heure, les adolescents sont des êtres très supportables. Puis c'est facile à nourrir : un paquet de chips et une canette de coca et hop, ça vous fait des sourires. Un rien les amuse.

Mais ici, ce n'est pas de n'importe quel adolescent que je parle puisqu'il s'agit de mon neveu adoré et sincèrement, il a beau tout faire pour, je n'arrive ni à le gifler, ni à lui en vouloir. L'amour familial dans toute sa splendeur.

Je l'ai donc aidé à enregistrer sa première chanson, intitulée "Illusions". Pour une première expérience, à 17 ans, je trouve qu'il ne s'en est pas trop mal tiré. Bien sûr, je ne comprends pas très bien pourquoi il met Post-punk/ New Wave/ Gotique alors que sa chanson fait plus penser à Téléphone mais ça doit être ça l'illusion dont il parle.

 

http://www.myspace.com/anteveine

15.07.2008

Opéra

J'aime bien l'opéra mais plutôt à écouter. Le problème bien connu étant que les chanteurs lyriques ont les mêmes qualitésd'acteurs que les héros de Santa Barbara. Alors quand j'ai vu hier Nathalie Dessay, j'en suis resté comme deux ronds de flan. Une musicalité à toute épreuve, une voix exceptionnel et une manière d'habiter la musique autant que le personnage à mon sens sans égal.

Extraits 

03.07.2008

Inti Illimani

 



Le 25 juin, c’était le concert d’Inti Illimani dans cet horrible théâtre national bruxellois qui montre dès le hall d’entrée que le manque d’argent public n’explique pas à lui seul la laideur, il faut aussi avoir un mauvais goût très sûr. Merci aux autorités de la Communauté française pour cette horreur !

Mais une fois à l’intérieur, mes aïeux, Inti Illimani, c’était quelque chose. Compositions magnifiques, arrangements subtils, dynamique de chirurgien : un groupe de grande classe.

Je n’ai pourtant jamais trop aimé la musique andine. Quand j’étais petit, les Andins, c’était de petits bonshommes avec la taille et la cage thoracique d’un playmobil qui, pour faire la manche, imitait le bruit du ventilateur sur des flûtes abominables.

Plus tard après l’arrivée massive des exilés chiliens, c’était des étudiants qui embrasaient le cœur des filles en leur soufflant : Tou Sé, yé été dans la prisone ». Comment rivaliser avec ça ?

Plus tard encore, changeant de direction musicale, ces petits gars en poncho, se sont mis à jouer du Céline Dion, toujours avec leur flûte mal pitchée sur des playbacks de synthé bon marché. Bref, pas du tout ma tasse de maté.

 

Mais plus tard, j’ai découvert INTI ILLIMANI. Un choc !

Les rythmes andins, pour être moins spectaculaires que les cubains n’en sont pas moins d’une grande richesse. Il suffira pour en donner l’exemple d’écouter, Samba Lando, ¾ qui chaque fois m’envoûte. 

J’ai aussi pu réentendre TITITA, paru sur leur meilleur album « Palinsesto ». Je vous le mets en cadeau.

Final du concert plein de nostalgie avec une salle survoltée reprenant « El pueblo unido jamàs serà vencido » qui s’est avéré bien peu prophétique hélas mais rappelle combien l’espoir fut immense naguère là-bas.